Jeûner, oui mais…

Jeûner, oui mais…

Jeûner, oui mais quand on est en bonne santé… jeûner, oui mais pas trop longtemps… jeûner, oui mais quand on est jeûne… quand on parle du jeûne, les contre-indications sont sans limite…
Pour comprendre ce qui inquiète et savoir dans quelle mesure il est possible de jeûner, j’ai rencontré trois spécialistes du jeûne : Thierry De Lestrade et Sylvie Gilman qui ont réalisé le documentaire diffusé sur Arte « le jeûne, une nouvelle thérapie » et Yvon Le Maho directeur de recherche au CNRS à l’université de Strasbourg et membre de l’Académie des Sciences.

 

Le jeûne on a déjà parlé ici et . Jeûner, bien… mais pourquoi ? Un chercheur m’a dit un jour que nous sommes beaucoup mieux parés pour faire face au manque qu’à l’excès… Et pour cause, nous avons toujours dû faire face au manque. Notre société de consommation, et l’abondance de nourriture qui va avec, est extrêmement récente.
Dans le règne animal, le jeûne est un moment de vie classique, chaque animal jeûne de manière spontanée pour éliminer le surplus de graisse ou stocke de lui-même en prévision d’une période de jeûne prolongé.
C’est ce qu’à étudié Yvon Le Maho. Ses recherches récentes portent sur l’ours qui ne perd pas de masse musculaire pendant son jeûne et on le connait également pour avoir percé le secret des manchots empereurs.

Aujourd’hui, alors que le jeûne est une pratique dont on parle beaucoup comme aide dans le traitement du cancer, une étude de l’INRA publiée en janvier 2018 remet en cause cet intérêt.  Cette étude affirme tout du moins, comme l’avait fait le réseau Nacre dans celle de novembre 2017, que les données dans ce domaine ne sont pas suffisantes chez l’homme. Alors d’où viennent les craintes liées au jeûne ? Tout le monde peut-il et doit-il jeûner ?

 

Enquête.

 

 

jeûne, jeûner, cancer, manchots empereurs, pingouins, cnrs, yvon le maho« Je pensais que les manchots empereur avaient des mécanismes que nous n’avons pas. Je sais que c’est faux aujourd’hui. Le mécanisme d’adaptation majeur au jeûne c’est l’épargne protéique avec la production de corps cétoniques, ces processus physiologiques qui permettent l’adaptation à un jeûne prolongé sont similaires chez l’homme et chez l’animal. » Yvon Le Maho

 

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Thierry De Lestrade et Sylvie Gilman auteurs du documentaire « Le Jeûne, une nouvelle thérapie » travaillent désormais sur un autre film, ils tentent de percer les secrets de notre microbiote. Photo © Aï Barreyre

 

 

 

 

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